Le blog de Flora

Un plat de lentilles...

27 Juillet 2023, 16:49pm

Publié par Flora bis

   Le ciel gris, le doux tapotement de la pluie sur la terrasse et les 18° au thermomètre nous invitent à la réflexion ou à la rêverie... Pas mieux. Devant l'écran  -  ou la vaisselle qui attend depuis hier soir dans l'évier (j'ai beau laisser leur chance aux petits Schtroumpfs invisibles pour la faire disparaître pendant la nuit, peine perdue!)... Quelle motivation trouver pour faire bouger son corps, le décoller du fauteuil? De l'écran surtout qui, mirage addictif et consolant, apporte un peu de dynamique, un peu d'amitié virtuelle dans la grisaille du quotidien? Je suis injuste. Ma voisine vient de m'apporter une assiettée de lentilles fraîchement cuites et assaisonnées! Deviendrai-je au moins riche (grâce aux lentilles), avec mon spleen sous la pluie?... Mais non, j'aurai une villa dans quelque paradis de riches, forcément ensoleillé, avec le personnel qui ôtera tous les soucis de mes épaules, puisqu'il sera payé pour cela. 

    Il n'y a que deux ou trois bricoles que ma fortune hypothétique (grâce aux lentilles) ne pourra  point compenser : ma jeunesse enfuie, ma santé flageolante et et mon optimisme jadis solaire...

L'oiseau de la céramiste Andrea Vertel s'est réfugié sur la terrasse mouillée

 

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A
Chère Flora<br /> Votre optimisme était-il solaire autrefois ? Vos dessins le cachaient bien, ou étaient-ils le reflet inversé de votre personnalité ? Je les aimais énormément, mais aurais craint de les contempler un jour de déprime<br /> Sauf la dentellière que vous aviez croquée d'un coup de crayon lors d'une expo, et qui me fait accepter l'outrage des ans. Je la regarde tous les jours et curieusement elle me met de bonne humeur
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F
Chère Aude, quand nous nous sommes connues à l'expo d'Athénia, à la fin des années 1990, j'avais perdu "mon optimisme solaire" depuis quelques années... Vous n'êtes pas la seule que mes dessins (et surtout certaines de mes peintures) déprimaient... Ils m'aidaient sans doute à évacuer un trop plein de souffrance... C'était le revers de la médaille. "La Dentellière" était un lambeau du passé, un fulgurant aperçu, le temps d'un croquis, de cet optimisme congénital mais révolu.<br /> Je vous remercie infiniment.