"Mann Tracht, und Gott lacht"...
Je regarde le température du dehors : 20°. Nous sommes en plein juillet et si je ne craignais pas autant la canicule, je trouverais cela piteusement bas pour un été digne de ce nom. Quand je pense à la vague de chaleur qui sévit autour de la Méditerranée (et ailleurs), j'enfile la petite laine avec soulagement.
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Comme je m'y attendais, le monde se dépeuple autour de moi, je reçois des échos lointains de vacances joyeuses et/ou exotiques, en famille ou entre amis. J'essaie de prendre des nouvelles d'amis esseulés comme moi. Souvent, cela se transforme en bulletin de santé.
Une de mes amies proches s'est vu changer ses projets de repos et de voyages en une fraction de secondes. En sortant du don de sang (d'où une probable baisse de tension), elle a fait une chute sur un trottoir du centre ville et elle est revenue jusque chez moi on ne sait comment, en conduisant sa voiture avec la seule main gauche... Au moment où je l'ai cueillie sur le pas de ma porte, elle tenait à peine debout... Tout de suite, j'ai appelé les pompiers qui ont fixé son bras droit en écharpe et l'ont transportée à l'hôpital où elle a passé tout l'après-midi en examens et soins. Résultat : bras et épaule droits immobilisés contre son corps pour 6 semaines! Heureusement, la solidarité familiale et amicale l'aidera à traverser l'épreuve!
Je pense à la phrase que j'ai entendue tant de fois dans mon enfance : "Ember tervez, Isten végez." On pourrait le traduire par "L'homme fait des plans, Dieu a le dernier mot." Apparemment, cela viendrait de l'allemand "Mann tracht, und Gott lacht." ("L'homme échafaude des plans /"pense"/, Dieu rit"). Les incroyants peuvent remplacer le mot "dieu" par "destin", l'idée est dans l'impossibilité de maîtriser tout ce qui nous arrive. Que l'on soit croyant ou superstitieux, cela apprend un peu d'humilité à l'homme gorgé d'orgueil et de sentiment d'invincibilité.