Fête des Pères...
Après des jours lourds et caniculaires, de vrais déluges nous sont tombés dessus. La température s'est agréablement rafraîchie. La semaine a été bien remplie d'une prise de sang, d'un saut à l'hôpital (pour un scanner dont il faudra attendre le compte-rendu pour cause d'embouteillage dans les services), une réunion associative épuisante dans une salle irrespirable (clim' interdite à cause du brassage de virus...) et quelques sorties pour récolter de petits cadeaux pour les enfants que je n'ai pas vus depuis début mai. Samedi matin, nous avons pu prendre la route en compagnie des parents de ma belle-fille pour passer le week end près de Paris.
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C'était aussi la Fête des Pères, incitation commerciale parmi tant d'autres. Nous ne l'avons jamais fêtée, refusant d'obéir aux exhortations inventées de toutes pièces avec l'espoir qu'elles deviendraient coutumes. Je n'ai pas besoin de ce genre de rappel pour penser au mien qui aurait cent ans l'année prochaine... J'y pense même de plus en plus souvent, en avançant dans l'âge et en découvrant toujours plus de points communs qui nous lient. Un jour, il faudra que je lui dresse un monument personnel de mots. Cela devient un besoin intime.
Il est mort le jour de l'attentat contre Ytzhak Rabin, premier ministre d'Israël, le 4 novembre 1995. Je découvre plus tard que les deux hommes avaient le même âge, à 15 jours près: 73 ans... Les deux sont nés en 1922, le 18 février pour mon père, le 1 mars pour Rabin. Le coeur de mon père s'est arrêté le matin du 4 novembre, tandis que Rabin a été assassiné dans la soirée. Je me souviens: le monde entier parlait de l'espoir de la paix assassiné avec Rabin - et moi, sous le choc, j'avais le sentiment fugace et irréel que cet événement tragique a "volé" la mort de mon père... C'est ainsi que les drames personnels et planétaires se superposent...