Quel sursis?...
Ca y est, gros soupir de soulagement, comme quelqu'un qui sort enfin la tête de sous l'eau!... J'ai présenté mon exposé hier soir, travail prévu pour début avril et ajourné à cause des contraintes sanitaires, puis les vacances d'été. Et moi, incurable procrastineuse, tant que je n'ai pas le couteau sous la gorge, je trouve mille prétextes pour remettre la tâche à plus tard, même celle qui m'intéresse... Je me contente d'y penser souvent, la "brodant dans ma tête"... Enfin, le niveau d'adrénaline monte assez haut pour me faire basculer dans une activité intense et durable, jusqu'à la finition du travail, quasi en apnée...
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Aussi loin que je me souvienne, cela se passait ainsi. Gagner du temps, le but était là. Ce sentiment de soulagement était très relatif, car au fond de ma conscience, le pavé faisait son poids. Je n'étais pas vraiment tranquille, loin de là, mais repousser les délais m'anesthésiait quelque peu. Oui, au lieu de m'attaquer à la tâche pour en être quitte et soulagée pour de bon, je faisais traîner la souffrance... Par un raisonnement tordu et inconscient, voulais-je m'assurer d'avoir du boulot jusqu'à un horizon que je pouvais repousser plus loin? Ou alors, retardais-je la chute du couperet du délai pour un sursis factice? Tout est possible, même les deux à la fois. La question du fond est: quel sursis? gagner du temps dans quel but? Là, je cherche encore la réponse.
(image: Net)