Que le soleil revienne enfin!
J'ai passé sous silence la journée des droits des femmes... Rien d'original ne m'est venu à l'esprit et le Net bruissait, de toute façon, des mots solennels ou nostalgiques, selon l'âge de l'auteur. Ce n'était pas la peine de gâcher la fête avec une pensée pour les femmes, battues sous l'effet de l'alcool ou simplement pour asseoir le pouvoir du mâle à l'ego malade. Battues pendant des années, froidement, méthodiquement, parfois jusqu'à la mort. Il arrive même que les rôles s'inversent: les femmes tortionnaires de leurs compagnons existent aussi, même très minoritaires (j'en ai connue une - drôle de rencontre!)
Bref, c'était un "triste dimanche" comme dit la chanson, d'un gris anthracite, arrosé de pluie sans discontinuer, ce qui m'a sans doute inspiré la pensée rabat-joie ci-dessus. J'ai essayé en vain de composer quelques numéros, afin de dégourdir mes cordes vocales en fin de journée, la fatalité a voulu que tout le monde fût occupé quelque part, injoignable. Résignée, je me suis résolue à me faire une soupe de potiron. Pour quatre jours au moins, je suis parée.
