Journée des droits de la femme
S'il faut désigner une journée spéciale pour y attirer l'attention, c'est que tout n'est pas parfait dans le meilleur des mondes!... Il faut reconnaître que de grands progrès ont été réalisés surtout au vingtième siècle grâce aux âpres combats des féministes, nos mères et grands-mères, voire arrières-grands-mères pour certains. Cependant, le constat s'impose: dès que les femmes baissent la garde, on essaie d'éroder, de saper leurs droits durement conquis (il suffit de voir ce qui se passe en Pologne actuellement).
Je suis persuadée du rôle primordial de l'éducation dans ce domaine aussi bien que dans beaucoup d'autres: à l'école, mais cela commence dans la famille, l'exemple le plus efficace vient des parents. Des deux parents! La mère doit montrer l'exemple d'une femme qui se respecte et se fait respecter, qui s'assume au-delà de le mettre au monde et de prodiguer des soins à son enfant, qui s'assume comme un membre à part entière de la société et non seulement un élément sous tutelle du mari, vivant par procuration tout ce qui se passe en dehors du foyer.
Le mari ne "participe" (ou pire encore: "aide") pas seulement mais il "prend sa part" dans tout ce qui concerne le foyer, dans un partage équitable et parfois interchangeable des tâches. Le respect doit être réciproque, y compris envers les enfants! Quand ils grandissent dans une telle atmosphère, ils suivent l'exemple, dans la plupart des cas, sans se forcer.
Nous sommes loin de ce monde idyllique, même en occident. Dire que dans certaines autres parties du monde, les femmes sont maintenues dans l'ignorance, dans la dépendance totale et leurs combats méritent beaucoup de respect et de soutien de notre part, incontestablement plus privilégiées. L'éducation, cette lumière qui mène vers l'amélioration de leur sort, par le combat contre le poids des traditions souvent obscures, par la prise de conscience de leur valeur.
