Début de novembre

De ma terrasse, les platanes de la rue Saint-Roch voisine affichent, d'un jour à l'autre, une couleur ocre mêlée du vert triomphant des cimes, là-haut où les feuilles les plus jeunes croient encore dur comme fer en leur invincibilité... Les plus anciennes, plus bas, commencent à se détacher des branches, sachant que leur temps se termine et que c'est le destin commun qui les attend. La chute. Tout comme pour les jeunes insolentes de là-haut qui ne le savent pas encore. Ou feignent de ne pas le savoir. Elles ont raison: qu'elles en profitent, de l'ivresse du soleil, qu'elles résistent jusqu'au bout, là-haut...