En visite chez le Roi-Soleil (sans le soleil...)
Les nuages ternissent les dorures des toits, la débauche des ornements et des marbres, mais la belle perspective de l'enfilade des salles, parées de tableaux monumentaux demeure intacte. De l'or, encore et encore... De magnifiques tentures autour des couches royales: on imagine cette vie dépourvue de la moindre intimité. Toujours sur scène, devant des spectateurs dévoués mais intriguant sans relâche dans les coulisses... Une sorte de championnat de l'hypocrisie, en somme...
Il a fallu l'envergure d'un Louis XIV, conditionné dès sa plus tendre enfance pour accomplir ce rôle, en y prenant plaisir, de surcroît. Il a fallu cette richesse immense pour commander les chefs-d'oeuvres que les générations des siècles à venir pourront encore admirer. Admirer et non pas posséder. Pour ma part, je m'en accommode amplement.