Attila József (1905-1937) : Depuis que tu es partie (Mióta elmentél)
MIÓTA ELMENTÉL
Mióta elmentél, itt hűvösebb
a sajtár, a tej, a balta nyele,
puffanva hull a hasított fa le
s dermed fehéren, ahogy leesett.
A tompa földön öltözik a szél,
kapkod s kezei meg-megállanak,
leejti kebléről az ágakat,
dühödten hull a törékeny levél.
Ó, azt hittem már, lágy völgyben vagyok,
két melled óv meg észak s dél felől,
a hajnal nyílik hajam fürtjiből
s a talpamon az alkonyat ragyog!...
Soványan űlök, nézem, hogy virítsz,
világ, kóró virágja, messziség.
Kék szirmaidban elhamvad az ég.
A nagy szürkület lassan elborít.
(1928)
DEPUIS QUE TU ES PARTIE
C'est depuis que tu es partie que sont plus froids,
Ici, le seau, le lait, le manche de la hache,
Et que le bois fendu s'affaisse et se détache.
Vois-le tomber, livide et tout roide à la fois!
Sur le sol sourd, le vent dans ses habits s'engage,
Il recherche sa proie, s'arrête, fouille et tranche.
Et de son tourbillon précipite les branches.
Frêle, la feuille alors bronche et tombe avec rage.
Moi, dans un doux vallon déjà je me croyais...
L'aube neuve épousait mes cheveux qui ondulent,
La plante de mes pieds brillait au crépuscule,
Et du Nord et du Sud tes seins me protégeaient.
Je suis assis, chétif... toi t'épanouissant,
Monde lointain, fleur de chiendent... Je te regarde.
Dans ton coeur bleu un ciel de cendre se hasarde;
Moi langé par le soir qui tombe immensément...
traduction: Lucien Feuillade