Début de séjour prometteur
Je suis de retour après de courtes vacances en Hongrie. J'y suis allée à reculons, lessivée par une canicule désormais habituelle dans le Nord de la France et qui me fait craindre d'autant plus celle de mon pays natal.
Finalement, pendant les 2 petites semaines que j'ai passées là-bas, la fin de saison a été plutôt moins torride que je ne le craignais. J'aurais même pu sortir, me promener plus que l'an passé si la fatalité ne m'avait pas barré la route: une chute lourde dans la rue, à cause d'un petit défaut dans l'asphalte du trottoir. Une seconde d'inattention... Mon ange gardien a rappliqué à tir d'ailes et son intervention in extremis a empêché la fracture de ma jambe gauche (toujours la même!)... Genou et cheville gonflés et très amochés mais je marche, lentement et claudiquant mais je marche.
J'étais en route chez ma belle-soeur, veuve de mon frère quand mon regard s'est égaré un instant sur l'enseigne d'une boutique fermée... Ma distraction a été instantanément sanctionnée: j'ai vécu la chute, pourtant très rapide, comme un film au ralenti, en gémissant plus de désespoir que de douleur (aux premiers instants, on est anesthésié, paraît-il, par une montée d'adrénaline) à l'idée de la répétition fatale de mes chutes et de l'incapacité désormais de me relever sans aide. Mon sauveur est apparu en la personne du propriétaire de la boutique qui avait entendu mes gémissements et avec l'aide de sa femme, ils m'ont remise debout. Sa femme m'a même déposée chez ma belle-soeur avec sa voiture.
Je suis donc arrivée à temps pour le repas familial, en offrant même sa principale attraction du début car à peu près 12 "médecins" m'entouraient, chacun avec ses conseils et remèdes, versant sur la plaie sanguinolente toute sorte de désinfectants prometteurs! Ça va mieux.