Entre désirs et peurs...
"Lorsqu'on est guidé par ses peurs pour prendre des décisions, on ne fait rien d'autre que de fuir."
"Dès l'instant où l'on ose prendre conscience de ses désirs véritables, on a sa raison de vivre."
"La boussole de la peur nous mène vers une prison étroite et rassurante, mais vide et solitaire. La boussole du désir nous guide vers des contrées imprévisibles, dangereuses mais vivifiantes."
Ces phrases simples et audacieuses, je les ai extraites et traduites d'un entretien avec András Feldmár, célèbre psychiatre canadien, d'origine hongroise qui a quitté le pays en 1956. Il y retourne assez souvent pour donner des conférences, ayant même fondé en Hongrie un "Institut Feldmár" qui traite des névroses et des stress de gens en grande souffrance, par des méthodes basées sur la parole.
Dans le choix des citations, rien n'est innocent. Nous choisissons celles qui nous parlent, qui font écho à nos préoccupations et questionnements. Parfois, elles semblent offrir des pistes, ou alors, elles justifient nos propres tentatives de réponses, la poudre que nous avons inventée nous-mêmes, à usage personnelle.
Suivre ses rêves, ses aspirations secrètes, tenus au chaud depuis longtemps sans jamais oser les assouvir... Qui peut dire qu'il n'en a pas, bien gardés, verrouillés par la peur, enfouis au fond d'une vie étriquée mais sécurisée? Fuir le risque et la remise en question d'un univers barricadé, c'est vivre à petit feu, en veilleuse, jusqu'à notre dernier instant ou les regrets souffleront notre bougie...