Le virus du diariste...

Publié le 2 Octobre 2013

Le virus du diariste...

Hier, j'ai publié une note sur mon blog hongrois (http://floramagyarblogja.blogspot.com) sur mes débuts de diariste, à Moscou, à l'âge de 22 ans... Ce n'est pas précoce. J'ai longtemps méprisé le genre, l'associant à l'adolescence boutonneuse où notre petite personne prend soudain des dimensions démesurées et des démangeaisons égotistes nous obligent à coucher nos tourments sur du papier, dans des carnets cadenassés...

Non, je n'ai jamais cédé à ces tentations jugées ridicules!

Tout a changé à Moscou: pendant une année entière, avec Marie, mon amie et "camarade de chambrée", nous avons noté ensemble sur un modeste cahier gris, parfois dans un style télégraphique, les événements du quotidien, nos émotions débordantes, nos petits flirts audacieux mais somme toute inoffensifs... Je l'ai continué seule, pendant le semestre qui suivait, à Leningrad.

Lorsque je feuillette ces cahiers, les sensations surgissent, intactes, d'un passé de plus en plus lointain. Je revois la jeune fille que j'étais, maigrichonne (si, si!), pleine d'audace extrêmement prudente, de curiosité, de soif d'apprendre... Plongée dans le bain linguistique, très peu livresque, j'absorbais la langue russe comme une éponge, je m'émerveillais avec gourmandise de sa musique, de ses tournures savoureuses...

Quant à nos flirts, malgré leur grande innocence, ils nous menaient à l'apprentissage de la vie adulte. Coups de foudre, flamboiements, souffrances et félicités, je pense que nous aimions bien plus le sentiment amoureux que les garçons qui en étaient l'objet...

Rédigé par Flora bis

Publié dans #mémoires

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