Cultivons notre petit jardin?...

Publié le 5 Septembre 2013

Cultivons notre petit jardin?...

Repli généralisé sur notre intimité, notre famille, notre cercle d'amis les plus intimes.

Ultime refuge contre la morosité ambiante, face aux menaces réelles, ou agitées dans des buts dissimulés mais bien définis.

Jadis, j'ai vécu sous un régime communiste où l'optimisme affiché était de rigueur. Le chômage était inconnu, l'avenir tracé dans la quiétude enfantine et insouciante: à quoi bon se casser la tête sur des grandes questions quand "là-haut", on s'occupe de vous, en vous ôtant ce genre de soucis, en même temps que la possibilité d'agir, de toute façon.

Dans une société démocratique, on vous invite à réfléchir, à vous prendre en main. Les sondages omniprésents donnent l'illusion que "l'opinion publique" pèse d'un poids décisif sur la gestion politique.

Seulement... d'où vient cette angoisse diffuse et permanente qui tient en étau la plupart de nos concitoyens?

Je ne suis ni sociologue, ni politologue, aucun "-logue" en particulier... Le sujet que je peux examiner est celui que j'ai sous la main, un sujet lambda: moi-même... Je peux me prononcer librement sur les choix politiques lors des élections. Je peux - en théorie - exprimer mon opinion, seulement, personne ne l'entend. Les élus eux-mêmes obéissent à des impératifs qui les dépassent et ils sont réduits aux compromis. Alors, on a l'impression de vivre dans un monde qui s'emballe et court à sa perte, avec, au gouvernail invisible, une poignée de gens à peine plus visibles dont la devise est: "Les poches remplies le plus possible et après moi le déluge!"

On a soif d'un idéal qui mobilise, qui n'est pas encore galvaudé, discrédité. Pour transformer l'énergie autodestructrice en forces positives.

Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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