Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 20:52

   Un an est passé depuis ma photo d'étudiante moscovite... Mes cheveux ont poussé. Je suis à Leningrad pour six mois, à l'Institut Pédagogique Herzen, derrière Nevski Prospekt. En effet, le système a été modifié depuis l'année d'avant : on n'envoie plus en stage linguistique d'un an les étudiants en russe de la quatrième année, mais ceux de la cinquième et pour six mois seulement. Ainsi, à cheval sur les deux régimes (non obligatoires), je profite des deux. Ma nostalgie pour la Russie et pour la vie d'étudiant pleine d'aventures insolites et de dépaysement est trop grande pour refuser une telle opportunité.
   Nous débarquons, après une escale à Moscou qui nous fend le coeur, dans l'hiver inhospitalier sur la Neva. Mon journal témoigne des premières semaines difficiles où je n'ai qu'une envie, c'est de retourner dans la chaleur  moscovite ! Je ne peux même pas imaginer d'aimer un jour cette ville froide, à l'atmosphère humide et au vent pénétrant. La température est loin des - 30° de Moscou, mais le vent gorgé d'humidité rend l'air beaucoup plus glacial. Ville hautaine dans la prétention de ses marbres, de ses palais surgis des marécages de l'estuaire de la Neva, par la volonté de son tzar, personnage hors du commun et fascinant, Pierre le Grand. La ville a alors deux siècles et demi, aristocratique, majestueuse, érigée par les plus grands architectes français et italiens de l'époque, incarnant la volonté farouche et sans concession de Pierre Premier de se tourner vers l'Occident. Il nous manque la chaleur provinciale de l'immense village qu'est Moscou. Nous nous promenons dans un gigantesque musée, un peu délabré certes, mais un musée quand-même ! J'ai six mois devant moi pour l'apprivoiser, pour m'y attacher et pour rencontrer le grand amour en la personne d'un beau et ténébreux Bulgare...

la suite suivra...  

Par Flora - Publié dans : réflexions
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

et manque de pot...(?) ce ne sera pas un beau et ténébreux bulgare mais un chouette français!!!
bien plus tard...wouahhh!
Commentaire n°1 posté par La Merlinette le 21/09/2009 à 13h04
Eh oui, les peines du coeur d'artichaut cesseront mystérieusement et pour toujours, en rencontrant Gilbert, 3 ans plus tard... 
Réponse de Flora le 21/09/2009 à 19h01
Beau visage et texte dense qui m'impressionnent par leur force et leur douceur
Commentaire n°2 posté par fbd le 22/09/2009 à 08h57
Merci, Françoise, c'est très gentil! Comme quoi, douceur ne va pas forcément de pair avec faiblesse...
Réponse de Flora le 22/09/2009 à 10h12
Je suis frappé par la connivence de regard entre cette photo et ta dernière sanguine. et puis il y a cette tige devant toi, comme un fil barbelé ...La dernière frontière?
Commentaire n°3 posté par José Le Moigne le 22/09/2009 à 11h28
Je n'aimais pas trop cette "tige", justement, mais ma "photographe" y tenait (une copine qui faisait de belles photos. Je rends hommage à Ida, membre de notre groupe). C'était un bouquet de branches printanières prêtes à éclore... 
Réponse de Flora le 22/09/2009 à 23h50

Pages

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Catégories

Recommander

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés