Dimanche 2 août 2009
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21:30
Trapéz és
korlát
Trapèze et barres
Sötéten hátat
forditasz, Tu
te détournes de moi, l'air sombre ;
kisikló
homlokodra
Au front glissant que tes cheveux voilent
a csillagöves
éjszakát
J'essaie en vain de tresser dans l'ombre
kezem hiába
fonja.
La nuit avec ses rubans d'étoiles.
Nyakad köré ezüst
pihék
Les papillons d'argent des duvets
szelíd pilléi
gyűlnek,
Tremblent ensemble autour de ton cou ;
bizalmasan belém
tapadsz, Contre
le mien, ton corps s'est pressé ;
nevetsz, - vadúl
megütlek!
Tu ris. Je te frappe comme un fou.
Sugárzó párkányon
futunk, Le
long d'un parapet radieux,
elgáncsolom a
lábad, Je
te fais choir dans ta course agile ;
fölugrasz és szemembe
kapsz, Et
d'un sursaut tu griffes mes yeux,
sebezhetetlen
állat! Tu
m'as meurtri, ma bête indocile.
Elszűkül arcod, hátra
buksz, Je
vois s'enfuir ton étroit visage,
vadul zuhanni
kezdesz,
Tu te renverses, tu rebondis,
az éjszaka
trapézain Volant
plus haut, fuyant davantage
röpűlsz tovább,
emelkedsz
Sur les trapèzes d'or de la nuit.
a rebbenő való
fölé! Au-dessus
du réel qui oscille,
Kegyetlen, néma
torna,
Le cruel et muet exercice
!
mégcsak nem is
kiálthatok,
Je réprime les cris inutiles
követlek
szívdobogva,
Et te suis, tremblant de ce supplice
merészen ellököm
magam, Je
m'élance alors et te saisis,
megkaplak és
ledoblak,
Hardiment, je te fais retomber ;
elterülünk
hálóiban
Nous glissons tous deux dans les filets
a rengő
csillagoknak!
Vacillants des astres de la nuit.
Most kényszerítlek,
válaszolj,
Maintenant, je te force à répondre.
mióta tart e
hajsza?
Depuis quand la poursuite insensée,
Megalvadt szememben az
éj.
Dans la nuit où mes yeux vont se fondre ?
Ki kezdte és
akarta?
Qui la veut et qui l'a commencée ?
Mi lesz velem, s mi lesz
veled?
Quel sera notre sort éternel ?
Vigasztalan
szeretlek!
Mon amour crie désespérément :
Ülünk az ég
korlátain,
Nous voici sur les barres du ciel
mint elitélt
fegyencek.
Deux forçats voués aux longs tourments.
(1943)
traduction : Anne-Marie de Backer
Par Flora
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Amitiés
José
Je te le donne quand tu veux!
Amitiés: R.
Pilinszky est une des voix les plus fortes, les plus singulières de la poésie hongroise du vingtième siècle.
Bel été à vous, cher Maître!