A quoi servent les souvenirs?...

Publié le 1 Juillet 2009

   " Que deviendront nos souvenirs après notre disparition?"  demande une amie hongroise sur son blog. Question bien plus complexe qu'il n'y paraît. Ne sommes-nous pas en train d'essayer de les fixer, dans leurs contours de plus en plus flous, afin qu'ils survivent à cet inexorable évanouissement ? A quoi bon ? Ils nous appartiennent si intimement que leur survie n'a aucun sens logique; ils devraient nous suivre fidèlement, tels les chevaux et les serviteurs, voire les épouses, ensevelis auprès de leur seigneur défunt des temps jadis...

   Nos souvenirs, ces oripeaux défraîchis nous appartiennent intimement. Pourquoi l'envie de les confier, de les partager, même partiellement, même en les filtrant, les édulcorant ou bien au contraire, en les livrant dans toute leur cruauté, quitte à s'écorcher au passage ?

   Même dépourvus de narcissisme maladif, nous sommes effleurés par cette tentation. Voulons-nous compléter l'esquisse de notre image, afin que les traits primordiaux apparaissent pour dévoiler les sillons, les ébauches successifs qui ont abouti à l'impression présente ? Avons-nous besoin de témoin dans cette descente vers les abysses de la mémoire, témoin qui nous tient la main, que nous prenons par la main, pour que le chemin soit moins abrupt, moins cahotant ?

   Voulons-nous corriger, consciemment ou inconsciemment, l'image surgie des replis mystérieux, révélant des blessures dissimulées devant nous-mêmes ? Une envie irrépressible de sincérité arrive parfois à bouleverser l'ordre établi. Un ordre que nous avons mis des années d'acharnement à bâtir. Pour nous protéger. Pour pouvoir vivre. Un mur protecteur que tout le monde ignore, que nous parvenons à oublier nous-mêmes par moment... Un numéro de haute voltige permanent.

   Revenons à la première personne. Pourquoi livrer mes souvenirs ? Le narcissisme est assurément le motif le moins décisif. Ressusciter mes fantômes ? Le fantôme de moi-même ? Défier le temps qui s'écoule impitoyablement, en dépit des tentatives désespérées de l'arrêter, du moins le ralentir ? Tout cela à la fois. Et mille autres raisons encore. Mise au point en langage codé que je suis la seule à déchiffrer car la seule à pouvoir regarder derrière le miroir... 

la suite suivra...

Rédigé par Flora

Publié dans #réflexions

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KapitányG 06/07/2009 06:09

Odataláltam ugyan, de arra még nem jöttem rá, hogyan tudok hozzászólni

bikfic 05/07/2009 22:02

Én nem találtam, kérünk pontos címet.

Flora 05/07/2009 22:17


http://floramagyarblogja.blogspot.com

remélem, megtalálható...


KapitányG 05/07/2009 20:24

Kedves Flora, bár már látnám azt a blogot!

Flora 05/07/2009 21:14


Kész van, Gabi, megvan az elsö oldal, bár egyelöre ügyetlenül botladozok a bloggeren, de majd belejövök! Skizofrénia kilátásban, de böven! (flora magyar blogja cimen a Google-en)


KapitányG 05/07/2009 20:23

Kedves Endi, először nagyon meglepődtem azon, hogy "Bikfictől", de azóta már képben vagyok :)

bikfic 05/07/2009 13:44

Rám számíthatsz, ott legalább érteni is fogok mindent. :)

Flora 05/07/2009 21:11


Most nyitottam meg a google-en, a flora magyar blogja néven. Remélem, megtalálható, bár szokatlan a blogger egyelöre...