Endre Ady * J'aimerais qu'on m'aime (Szeretném, ha szeretnének)

Publié le 24 Mars 2009

Ni heureux aïeul, ni héritier,
Ni parent, ni ami familier,
Je ne suis à personne,
Je ne suis à personne.

Je suis ce qu'est chacun : majesté,
Pôle nord, secret, étrangeté,
Feu follet hors d'atteinte
Feu follet hors d'atteinte.

Las! Je ne puis m'en accommoder
Je voudrais de plus près me montrer,
Que me voient ceux qui voient
Que me voient ceux qui voient.

Mes vers, ma torture de moi-même
Tout vient de là : j'aimerais qu'on m'aime
Pour être à quelqu'un
Pour être à quelqu'un.

                                      
adaptation de Jean  Rousselot


Sem utódja, sem boldog öse,
Sem rokona, sem ismeröse
Nem vagyok senkinek,
Nem vagyok senkinek.

Vagyok, mint minden ember : fenség,
Eszak-fok, titok, idegenség,
Lidérces, messze fény,
Lidérces, messze fény.

De, jaj, nem tudok igy maradni,
Szeretném magam megmutatni,
Hogy látva lássanak,
Hogy látva lássanak.

Ezért minden : önkinzás, ének :
Szeretném, hogyha szeretnének
S lennék valakié,
Lennék valakié.
                                  1909

Rédigé par Flora

Publié dans #traductions

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La Merlinette 25/03/2009 20:50

et en plus ,beau garçon!

Flora 25/03/2009 23:46


Il a eu du succès, même qu'ils a succombé assez jeune au syphilis (maladie des artistes à l'époque...)


Ame Chopinienne 24/03/2009 19:42

Très beau poème !

Flora 25/03/2009 00:23


L'original est plus musical dans sa simplicité.


José Le Moigne 24/03/2009 11:30

Jean Rousselot est un grand monsieur de la poésie française. Cela se sent. Ce poème est très beau.
Bonne journée
José

Flora 25/03/2009 00:22


La traduction est honnête même si elle n'égale pas l'original...
Bonne nuit, les poètes!