Endre Ady (1877 - 1919)

Publié le 14 Février 2009

Héja-nász az avaron

Utra kelünk. Megyünk az Öszbe,
Vijjogva, sirva, kergetözve,
Két lankadt szárnyù héja-madár.

Uj rablói vannak a Nyárnak,
Csattognak az ùj héja-szárnyak,
Dùlnak a csókos ütközetek. 

Szállunk a Nyárból, üzve szállunk,
Valahol az Öszben megállunk,
Fölborzolt tollal, szerelmesen.

Ez az utolsó nászunk nékünk :
Egymás hùsába beletépünk
S lehullunk az öszi avaron.
                                                                 1906


Noces d'éperviers

Nous partons en voyage vers l'automne,
Toujours criant, pleurant, nous pourchassant,
Deux éperviers aux ailes fatiguées.

Le ciel d'été voit de nouveaux brigands,
Et claquent d'autres ailes d'éperviers, 
D'autres baisers s'acharnent au combat.

Nous, traqués, nous volons loin de l'été, 
Nous ferons halte dans l'automne, ailleurs,
Amoureusement, plumes hérissées.

Et là nous aurons nos dernières noces,
Là, chacun prendra de la chair de l'autre,
Nous tomberons sur la lande d'automne. 

traduction : Guillevic

Rédigé par Flora

Publié dans #traductions

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Mu 15/02/2009 13:05

Ce poème me va droit au coeur et me bouleverse !Comment vous remercier mes amis, Flora, José, la Merlinette, Serge, pour votre présence, dans votre parole plus qu'humaine !
Merci, Mu

Flora 16/02/2009 10:07


C'était mon poète préféré d'adolescente; j'en suis venue plus tard à A. József, plus complexe.
Ce poème, en particulier, me semblait toujours d'une beauté pénétrante et désabusée... De plus, la traduction est très réussie, ce qui n'est pas une mince affaire!