Je sais : je m'attaque encore à l'Everest, comme dirait Patrick qui
se reconnaîtra... Je suis pleinement consciente qu'on peut consacrer toute une vie à cette réflexion et encore, elle ne suffirait pas... Ce n'est que le début d'une recherche de réponses où le
questionnement est plus intéressant que les trouvailles. Et c'est encore une façon de reconnaître notre parfait et innocent dilettantisme touche-à-tout mais ne vaut-il pas mieux se poser des
questions que de planer en toute quiétude stérile sur notre existence si impitoyablement courte? Il est vrai que Flaubert a assené un coup fatal à nos ardeurs avec son "Bouvard et Pécuchet" !
Mais, au fond, rien ne décourage un vrai dilettante...
Une chose est évidente : nous avons un besoin vital de beauté autour de nous. Plus difficile est de définir ce qu'elle signifie. Est-ce la même sensation pour tout le monde ? Y
a-t-il des codes précis qui les provoquent en nous ? D'évidence, non, la réponse serait trop simple. De quoi dépendent les codes personnels ? De l'éducation, de l'histoire de chacun d'entre
nous ? De la société, de l'époque dans laquelle nous vivons ? Y a-t-il une part d'inné dans notre perception ? Sans doute un peu de tout cela...
Lorsqu'il s'agit d'exemple, la plupart des gens pense à un paysage, une fleur ou une oeuvre d'art, voire à la beauté humaine, tout cela perceptible des yeux. Pourtant, les autres
sens peuvent être sollicités aussi. Sans parler de la beauté abstraite d'une idée, d'un sentiment ou d'un magnifique théorème scientifique.
Une chose est en commun : la beauté provoque une sensation, une intense émotion, proche de la jouissance (pour heurter les bons sentiments, je dirais une décharge hormonale,
"enzimale" dans notre cerveau). On peut ensuite la développer, la théoriser jusqu'à la hisser aux sommets de la spiritualité (à définir !), la relier à la recherche morale (beau = bon).
La beauté des oeuvres d'art serait un domaine extrêmement complexe à elle seule. Que signifie la "beauté véritable" ? Le nombre d'or sacré régissant l'harmonie dans l'art et
l'architecture des siècles passés n'aurait-il pas subi de violentes secousses dans la création à partir de la première guerre mondiale?
Et pour finir, que serait la beauté sans la laideur? Serait-elle moins visible?...
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