Entre passé et futur...

Publié le 15 Décembre 2013

Entre passé et futur...

On dirait que le temps s'accélère, s'intensifie en décembre! Cela prouve bien son caractère éminemment subjectif, d'ailleurs. Pourquoi le percevons-nous parfois se traînant lamentablement, tel un escargot sur le sol accidenté, et à d'autres moments, s'emballant comme un cheval fougueux (pour rester dans les comparaisons tirées du monde animal…)

En ces moments-là - et à l'approche du solstice d'hiver où la nuit la plus longue de l'année nous attend - le Dieu romain à deux profils, Janus s'impose dans mes pensées: un de ses visages regarde vers le passé et l'autre, vers l'avenir. Mais entre Passé et Futur, où est la place du Présent? Notre mémoire tente de maîtriser le premier, très imparfaitement, certes, et nous faisons des projections vers le second, mais le Présent?… Où est-il? Cela reviendrait à définir l'Instant qui, le temps de le vivre, s'évanouit déjà ou il n'est pas encore survenu… C'est ainsi que nous vivons ces successions d'instants éphémères, en essayant désespérément de les fixer sur papier, sur une toile, dans la pierre ou dans les disques durs des ordinateurs...

Rédigé par Flora bis

Publié dans #réflexions

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Dominique 20/12/2013 00:38

Te voilà bien morose ma chère Flora! Certes le temps est insaisissable et pourtant nous pouvons parfois saisir un instant aussi fugace soit-il. Je pense à Giorgione qui a su figer le temps en un éclair, à "l'adagietto" que cherchait Gilbert ou aux "trois sœurs" de Rozsa qui témoignent d'un bonheur passé (le mien?). Je retrouve toujours avec plaisir tes textes comme tes peintures. Merci. Dominique

flora 20/12/2013 09:44

Merci beaucoup, cher Dominique, pour l'écho. Oui, tout l'art, toute création tente de figer l'instant, le plus immatériel, le plus proche de l'instant fugace étant la musique… Mais je ne mésestime pas les traces que nous gardons en nous du bonheur. C'est tout ce qui nous reste mais elles nous aident à vivre...